
On ne peut pas dire que Nikos Aliagas s'en aille de NRJ dans la joie et la bonne humeur. Son départ, annoncé par lui-même, n'est pas vraiment volontaire. De son côté, TF1 - l'employeur principal de l'animateur - lui a proposé six primes cet été et son magasine 50 mn Inside sera prolongé la saison prochaine en attendant, peut-être, que TF1 signe l'achat du concept de télé-crochet, The Voice, pour lui en confier la présentation.
Officiellement, NRJ et Aliagas se séparent "d'un commun accord". En vérité, Nikos Aliagas avait eu vent, depuis plus d'un mois, de négociations discrètes entre NRJ et Manu Lévy, l'animateur de Fun qui le remplacera à la rentrée. Précédant un limogeage qu'il savait certain, Nikos a donc fait savoir qu'il quittait la station pour laquelle il a passablement "mouillé le maillot", comme l'observe un concurrent.
Départ curieux dans la mesure où les résultats d'audience de Nikos Aliagas étaient bons. Le 6/9, suivi par 2,6 millions de paires d'oreilles, a gagné, en un an, 161 000 auditeurs lors de la dernière vague de sondages Médiamétrie (janvier-mars 2011), contribuant ainsi au retour de NRJ au deuxième rang du classement. Jean-Paul Baudecroux, le propriétaire de la station, a aussitôt dégainé un communiqué dans la journée. Les termes mêmes du communiqué annonçant l'arrivée de Manu Lévy sont empreints d'un certain mépris pour Aliagas dans la mesure où ce changement correspondrait à "une modernisation" des programmes. Ce qui revient à dire que Nikos Aliagas serait ringard et Manu Lévy moderne...


